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Le thé à la marocaine par le Jardin des Epices, Maison d'hôtes à Taroudant

 

 

C’est un marchant arabe, lors de ses expéditions en Chine qui le premier laisse une trace écrite au IX siècle de l’existence du thé . Il raconte que c’est une herbe quasi sacrée, essentielle dans la civilisation chinoise.

 

 

Il faudra attendre le XVIIe siècle, pendant le règne du Sultan Moulay Ismaïl, pour que le thé fasse son entrée au Maroc. Les ambassadeurs anglais en offrent en cadeau à la cour. C’est alors une boisson rare, réservée au Sultan et aux notables.
Cependant, en 1854, les Britanniques voient leurs exportations de thé dans les pays slaves interrompues par la Guerre de Crimée. À la recherche de nouveaux débouchés pour leurs plantations de thé en Inde, ils se tournent alors vers le Maroc, très accessible depuis Gibraltar. Dès lors, le thé s’insère dans la vie quotidienne de toutes les couches de la population, d’autant que les Marocains consommaient déjà des infusions d’herbes aromatiques.

 

La consommation du thé c’est répandue ensuite dans le reste du Maghreb puis en Afrique Subsaharienne et en Afrique de l’Ouest.

 

 

On dit que le thé est une boisson tonique et digestive.

 

 

En arabe le thé se dit أتاي (it-tāy) ou لأتاي (latāy)et en berbère ⴰⵜⴰⵢ(atay ).

 

 

Au Maroc on utilise surtout le thé vert chinois Gunpowder. On le prépare majoritairement avec de la menthe, mais on le consomme aussi avec de la verveine, de la marjolaine, de la sauge ou de l’absinthe. Dans le sud on y ajoute parfois une pincée de safran, quelques graines d’anis et même un soupçon de poivre.

 

Lors des cérémonies, fêtes ou réunion familiales, le thé à la menthe est très souvent préparé par le chef de famille.

 

 

La théière est tout d'abord ébouillantée. On y ajoute ensuite le thé que l'on « nettoie » en y mettant une petite quantité d'eau bouillante que l'on jette après l’avoir bien remuée et ceci 2 ou 3 fois.
On remplit la théière d'eau bouillante, on met la théière sur le feu et on fait revenir le bouillon puis on ajoute la menthe fraîche et le sucre provenant d’un pain de sucre cassé au pilon.
On remplit alors deux à trois fois un verre que l'on reverse aussitôt dans la théière, de façon à oxygéner l'eau et donner plus de goût à l'infusion.
Il convient ensuite, en goûtant périodiquement le thé dans un verre, de déterminer le moment où l'infusion est parfaitement réalisée. On rajoute éventuellement du sucre et de la menthe, si le thé en manque. Les marocains aiment le thé très sucré.
Une fois la préparation terminée, on soulève la théière par l'anse, tout en levant le bras vers le haut et on verse lentement la boisson chaude dans un verre vide. Ce mouvement précis du bras a pour but d'oxygéner et d'accroître le goût du thé. Une fois le verre rempli, une épaisse mousse se forme au-dessus de la boisson, c'est un signe qui confirme la réussite de l'infusion. On l’appelle « le chèche du berbère ».


Au départ ce geste auguste servait dans les familles nobles à faire admirer la « mouche » c'est-à-dire les gravures sur le manche de la théière !

 

 

Véritable art de vivre, le thé au Maroc est un prélude à toute conversation ! Que vous discutiez le prix d’un article au souk ou que vous rendiez visite à un ami, on vous en proposera donc partout, à toute heure de la journée ! Le thé se déguste aux terrasses des cafés, les maisons, les souks.

 

 

On dit qu’il faut en boire 3 tasses pour bien l’apprécier. La première est douce comme la naissance, la seconde forte comme la vie, la troisième amère comme la mort……..

 

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